Placée sous le thème « Certification des produits locaux : gage de conformité pour garantir la performance et assurer la qualité », cette rencontre s’impose désormais comme un rendez-vous majeur pour la promotion du savoir-faire local. Dès les premières heures, artisans, visiteurs et autorités ont investi les lieux dans une ambiance conviviale et professionnelle. Les stands, soigneusement aménagés, ont mis en lumière la diversité et la richesse des produits artisanaux camerounais, allant de l’agroalimentaire aux objets d’art. Une vitrine vivante du potentiel économique local, encore largement sous-exploité.
La cérémonie officielle a été marquée par l’arrivée du ministre Achille Bassilekin III, accueilli avec tous les honneurs. Dans son allocution, le maire de Yaoundé 1er a insisté sur la nécessité de renforcer la compétitivité des produits locaux à travers leur mise aux normes. Un constat partagé par les partenaires institutionnels, notamment l’Agence des Normes et de la Qualité (ANOR), qui a réaffirmé son engagement à accompagner les artisans dans le processus de certification. Car le défi est de taille.
À ce jour, à peine 38 % des produits artisanaux respectent les standards requis pour accéder aux marchés modernes. Pour inverser cette tendance, le gouvernement a annoncé un programme ambitieux comprenant l’accompagnement de 500 PME dans la certification, la formation de 200 acteurs à l’utilisation des codes-barres et de 100 autres aux exigences de normalisation et d’étiquetage. Un fonds de soutien dédié est également envisagé pour faciliter cette transition.
Au-delà des discours, l’événement s’est distingué par son approche pratique. Expositions-ventes, ateliers techniques, démonstrations et rencontres B2B ont permis aux participants de renforcer leurs capacités et d’élargir leurs opportunités commerciales. La visite des stands par les autorités a offert une visibilité accrue aux artisans, tout en valorisant leur créativité et leur engagement.
En clôture, le ministre a salué l’initiative du magistrat municipal de Yaoundé 1er, soulignant que l’artisanat constitue un levier stratégique de développement économique et de création d’emplois. Il a rappelé que « faire vivre l’artisan de son art, dans la dignité, passe nécessairement par la qualité et la conformité des produits ».
À travers cette troisième édition, Yaoundé 1er confirme son ambition de faire de l’artisanat un pilier du développement local, en rapprochant progressivement le « Made in Cameroon » des standards internationaux.
